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La micro-ferme urbaine « Les Jardins de Montalivet » est née de la rencontre entre Martine Laquet – dont les deux arrière-grands-pères étaient propriétaires des terrains sur les hauteurs d’Annonay dans le quartier de « La Croix de Fer » – et Romain Evrard qui a mis son savoir-faire au service du renouveau des lieux.




Romain s’occupe plus particulièrement de la mise en culture, de l’aménagement, du design et de la communication tandis que Martine se consacre à l’entretien, à la récolte et aux soins apportés aux végétaux. Vous pourrez rencontrer l’un ou l’autre lors de vos visites.

La phase de mise en place a été initiée en 2016 avec l’obtention du label AB et se poursuivra en 2017. Lorsque l’installation sera terminée, « Les Jardins de Montalivet » proposeront en toutes saisons, aux particuliers et aux restaurateurs, une gamme de légumes rares ou anciens et une grande variété de plantes aromatiques.




UNE MICRO-FERME?... C'EST QUOI ?...

Une micro-ferme est une ferme de petite surface, le plus souvent moins d’un hectare (6000m2 pour les Jardins de Montalivet). Petite surface mais grand potentiel car la micro-ferme renferme une grande diversité (arbres, fleurs, légumes, animaux...) et différents écosystèmes. 
 
Travailler sur de petites surfaces nécessite de bien réfléchir en amont à l'agencement des différents éléments du système afin de lui permettre de créer des interactions qui feront émerger tout leur potentiel. 
 
Les Jardins de Montalivet sont aussi un lieu de vie où plusieurs générations se côtoient (de 2 à 62 ans !) et tentent de mettre en pratique le vivre ensemble. 

Nous partons du principe que chacun a des compétences qui, exprimées et partagées, contribuent grandement à la richesse et à la durabilité du système.





LA MICRO-AGRICULTURE

Aux Jardins de Montalivet, nous pratiquons la micro-agriculture dont les techniques reposent sur :
  • Des cultures plus denses que ce qui se pratique d'ordinaire (semis et plantation).
  • L'association de différentes espèces de plantes sur un même espace de culture (création de micro-climats). Cette association se fait sur différents plans : espace et temps.  
  • La matière organique est considérée comme un facteur principal favorisant la fertilité du sol et la création d'humus.
  • Le non retournement des horizons du sol : travail sur planches et buttes permanentes. Ceci permet de générer et maintenir une structure de sol optimale.

Salades plantées en quinconce 


 
12 rangs de carottes sur 80 centimètres de large



PERMACULTURE

Une fois encore nous rappelons quel la permaculture ne se réduit pas à une technique agricole. C'est une boite à outils qui permet de créer des liens entre les différents éléments d'un système.

Nous avons conçu Les Jardins de Montalivet selon l'éthique de la permaculture: prendre soin de la terre, prendre soin des humains et partager de manière équitable.

De plus, nous avons conçu notre installation selon quelques principes de base comme:

« Collecter et stocker l'énergie » en canalisant les eaux pluviales et les excédents hydriques afin de les diriger vers une zone favorable à la culture de plantes qui aiment l'humidité (menthe, cresson...) ou encore les amenant vers une mare dans le but de créer un écosystème favorable à la présence d'auxiliaires bénéfiques au jardin.

« Chaque élément a plusieurs fonctions »:  notre mare, créée avec les excédents d'eau, permet d'arroser les planches de cultures. De plus, elle favorise un micro-climat qui va tempérer une zone sèche. Cette dernière pourra alors abriter une faune et une flore de zone humide.

L'arbre joue ici un rôle capital car il stocke de l'énergie (carbone) et fait remonter certains nutriments du sol grâce à ses racines. De plus, il tempère le climat en apportant de l'ombre, de la fraîcheur, etc...

C'est par ces techniques que la permaculture permet à de petits systèmes d'être riches et foisonnants.




TRAVAIL MANUEL

Nous pratiquons le travail manuel autant que faire se peut et limitons l'usage des énergies fossiles. D'une part parce que nous n'avons pas d'affinités avec les moteurs mais surtout parce que nous souhaitons mettre en place un système résilient. 
 
La micro-agriculture permet difficilement l'usage d'engins motorisés dans la mesure où tout y est plus dense que de coutume. De nombreuses techniques et outils existent afin de permettre ce type de pratique. Nous souhaitons réapprendre à cultiver de bons produits sans trop dépendre du cours du pétrole.





AGRICULTURE URBAINE ET LIEN SOCIAL

La problématique des villes en transition est un sujet qui nous passionne et nous souhaitons nous inscrire dans cette voie. L'agriculture urbaine ou péri-urbaine s'inscrit dans un processus qui vise à assurer la résilience face aux défis qui sont les nôtres : l'épuisement des gisements de pétrole et le dérèglement climatique.

Cultiver en ville c'est aussi une manière de créer un lien et une dynamique sociale. A l'image de Jean-Martin Fortier qui ne se considère pas comme maraîcher mais comme jardinier de famille, nous souhaitons produire des légumes frais, sains et de saison qui seront consommés par des voisins ou des habitants de la ville. Cela peut passer par différents vecteurs : vente aux particuliers, aux restaurateurs, aux magasins bio.

Notre boutique proposera des paniers de légumes de saison ainsi que quelques produits issus de l'agriculture biologique que nous ne produisons pas : jus de fruits, pommes, miel. Cela permet de créer un lien fort entre les différents producteurs du territoire et de favoriser des échanges de bons procédés.

La permaculture lie les éléments d'un système et nous pouvons concevoir la micro-ferme comme l'élément d'un système plus vaste (ville, communauté de communes, etc...) que sa propre entité. Elle donne naissance à un réseau solide et résilient où les déchets des uns (fumiers, sciure, broyat...) deviennent les ressources des autres et vice-versa.


 



ENVIRONNEMENT

Nous mettons en place de nombreuses mesures qui vont favoriser une amélioration durable de l'environnement. Le site présente déjà un potentiel (arbres, haies) que nous souhaitons encore améliorer.

Cultiver sur une petite surface laisse aussi de la place à d'autres éléments-clés de la mise en œuvre d'un système résilient (arbres, mare, zone sauvage, fleurs, abris...).




DIFFÉRENTES SOURCES D'INSPIRATION

Ce projet d'installation a été élaboré suite à des formations diverses, des rencontres, des lectures et des visites d'exploitations mettant en application les principes de la permaculture, de l'agroforesterie, de la micro-agriculture et bien évidemment de l'agriculture biologique.

Nos principales sources de réflexion ont été :
  • les travaux de Bill Mollison et David Holmgren, fondateurs de la Permaculture ; 
  • John Jeavons et sa méthode de culture bio-intensive ;
  • Eliott Coleman, paysan américain qui a exploré la culture sur petite surface et la production de légumes en hiver sous serre froide ;
  • Robert Hart et Patrick Whitfield, concepteurs de Jardins-Forêts comestibles et autonomes ;
  • Jean-Martin Fortier, paysan canadien et auteur du jardinier maraîcher ;
  • les pratiques des maraîchers de Paris du 19ème siècle ;
  • la méthode de la Ferme du Bec Hellouin développée par Charles et Perrine Hervé-Gruyer dont les travaux offrent de nouvelles perspectives dans la manière d'envisager de métier de paysan / agriculteur ;
  • Jacques Brochier, maraîcher isérois spécialisé dans la production sur petite surface.





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2 commentaires:

  1. bravo a vous pour ce beau projet. Je vous souhaite beaucoup de courage, meme si vous devez deja en avoir a revendre.
    Amicalement
    Anthony

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    Réponses
    1. Bonjour Anthony! Merci pour vos encouragements :) Romain (Maraîcher des Jardins de Montalivet)

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